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N°15 - Les figures du féminin «en rupture» à Venise

Courtisanes, actrices, épouses, servantes et «putte» du XVI au XVIII siècle

Textes réunis par Cécile Berger et Fabien Coletti (20 euros) ISSN 1769-1725-15

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• Introduction, p. 3-14.
• Fabien Coletti, De «principessa di tutte le cortigiane» à «rezina de le bardasse»: Livia Azzalina dans les textes satiriques vénitiens, p. 17-82.
• Anna Bellavitis, Venezia protofemminista? Doveri e diritti dotali, trasmissione di beni e di responsabilità nella Venezia del ’500 : una questione di genere, p. 83-103.
• Jean-François Lattarico, «L’héroïne vénitienne»: la vie romancée d’Elena Cornaro, première femme diplômée de l’Histoire, p. 105-121.
• Tiziana Plebani, Lo spazio urbano del Settecento a Venezia e l’agency delle donne, p. 125-143.
• Cécile Berger, Liberté de l’actrice et prise du pouvoir scénique: Caterina Bresciani, actrice goldonienne de La trilogia persiana, Gl’innamorati et La trilogia della villeggiatura, p. 145-172.
• Luisa Giari Sich, Elisabetta Caminer e l’arte di essere una donna intellettuale controcorrente nel secondo Settecento, p. 173-199.
• Françoise Decroisette, Pour ou contre? L’éducation des jeunes filles selon Goldoni, p. 201-228.
• Marzia Pieri, «Pour plaire au public, il faut commencer par flatter les dames» (Mémoires, II, XL): Goldoni e le nuove frontiere del pubblico, p. 229-259.


Ce volume est l’aboutissement de deux journées d’étude qui ont réuni en janvier 2015 des chercheurs et enseignants-chercheurs autour de figures féminines vénitiennes du XVI au XVIII siècle. Celles-ci s’inscrivent toutes «en rupture» intellectuelle, sociale, familiale, existentielle, humaine ou encore littéraire, qu’elles soient putte (jeunes filles à marier), épouses, courtisanes, actrices ou journalistes.
Par conséquent, une large part de la réflexion est réservée à la question des racines historiques de la notion de rupture au féminin à Venise. Comme n’a cessé de le souligner une vaste bibliographie depuis les années 1980, Venise est, dès la pleine Renaissance, un lieu privilégié tant pour l'expression de la norme – en tant que lieu par excellence de l'édition, l’on y imprime une grande partie des traités de comportement dédiées aux femmes – que de son contournement. En effet les Vénitiennes jouissent d'une plus grande liberté – économique, littéraire, de mœurs – dont elles n’hésitent pas à profiter pour remettre en question la place que la société leur assigne, que cela soit dans leurs modes de vie – c'est le cas de courtisanes comme Veronica Franco – ou par un engagement plus théorique – à l’instar de « proto-féministes » telles que Lucrezia Marinella et Arcangela Tarabotti.
Les auteurs s’attachent ici à analyser les fondements de cette rupture au féminin, s’interrogeant sur la «norme» vénitienne que ces personnages ou personnalités enfreignent, ou enjoignent à se fissurer, de Livia Azzalina à Moderata Fonte pour le XVIe, Elena Corner Piscopia pour le XVIIe en passant, au XVIIIe , par la journaliste et traductrice de théâtre Elisabetta Caminer Turra, l’actrice goldonienne Caterina Bresciani ou encore la journaliste Gioseffa Cornoldi Caminer.

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