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Opera contro, l'œuvre de rupture contemporaine (VI)

le 28 avril 2017
10h-12h / 14h-16h

L'œuvre de rupture dans la poésie contemporaine italienne

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10h – Francesco Carbognin (Bologna) : «Dentro la lingua, contro la Lingua: l’"automa" lirico delle Variazioni Belliche di Amelia Rosselli»

14h – Flaviano Pisanelli (Montpellier) : «La jeunesse éternelle de la douleur. Différence et rupture dans l’écriture d’Alda Merini (1931-2009)»

   
Alda Merini, con Lucio Dalla              Amelia Rosselli (a sinistra), con Biagio Cepollaro

Francesco Carbognin CV  : La comunicazione intende illustrare, con esempi attinti da Variazioni Belliche (1964), alcune modalità linguisticamente “abnormi” del manifestarsi del soggetto lirico di Amelia Rosselli: dall’interferenza tra codici linguistici, simbolici e semiotici conflittuali, ai diversi attentati solecistici compiuti contro l’istituto linguistico. Al livello del contenuto, saranno forniti esempi circa la sofisticata strategia intertestuale di Amelia Rosselli, fondata sulla sarcastica identificazione dell’io lirico, con figure femminili del repertorio poetico novecentesco, specie montaliano. L’immagine letteraria del Femminile ne risulta straniata, attraverso l’attenta ridistribuzione delle qualificazioni che nel modello montaliano pertengono al tu e che vengono invece assunte in prima persona dall’io rosselliano, o addirittura ritorte contro il destinatario dell’allocuzione lirica.Si cercherà  inoltre di indicare come, inquadrate nella consequenzialità degli «spazi metrici», le peculiarità del linguaggio poetico rosselliano pervengano a un tale grado di sistematicità da risultare vere e proprie allegorie dell’incompatibilità dell’esperienza biografica con le categorizzazioni dell’istituto linguistico dell’italiano e con le figure del Sapere che in esso trovano storicamente fondamento e possibilità di espressione.
 
Flaviano Pisanelli CV : Entre 1961 et 1978, la voix d'Alda Merini est brisée : elle sera internée dans un asile près de Milan pendant environ une quinzaine d’années. Tout au long de cette période d’enfermement, la poétesse vit la douloureuse expérience de l’isolement : il s’agira d’une expérience qui lui permettra d’exprimer sa véritable descente aux enfers de la médiocrité et de la violence de l’époque contemporaine. Toute sa production littéraire et poétique des années 80 se focalise sur cet espace clos de l’asile psychiatrique qui, dans le recueil La Terra Santa (1984), se transforme en un point d’observation privilégié de la condition humaine individuelle et collective. À travers la force mystérieuse et sacrée des épiphanies, du délire, du chant, de la prière, des dévoilements et des apparitions soudaines, Merini transpose poétiquement – comme Giorgio Manganelli a eu l’occasion de le souligner – l’histoire d’une foule de malades d’amour, les internés, sur laquelle la poétesse projette ses sentiments, sa psychologie et tout un répertoire d’images extrêmement raffinées et capables de représenter l’ensemble des obsessions qui n’ont pas cessé de traverser son esprit pendant ces années de silence et d’isolement : le manque d’amour, la remise en question de son rôle de femme et de mère, la violence connue et subie. S’appuyant sur la force de la ‘parole-image’, de la ‘parole-vision’, de la ‘parole-corps’, Merini s’inscrit dans une ligne poétique qui nous rappelle la poésie orphique d’un autre auteur inclassable du Novecento italien, Dino Campana qui, tout comme Merini, a vécu l’expérience de l’asile. [extrait de l'abstract]
 

Contact :
Jean Nimis
Lieu(x) :
Toulouse - Campus du Mirail, Université Toulouse - Jean Jaurès
Maison de la Recherche salle F 315